A.D.I.R.A.A.

Site de l'Association de Défense Intercommunale des Riverains de l’Aérodrome d'Alès

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  • Date :  14 dec 2016
  • Par :  
Quel avenir pour l'aérodrome ?
La délibération n'apparaît pas dans l'ordre du jour duconseil d'agglo de ce jeudi 8 décembre.C'est en bureau des maires, réuni une heure avant, que sera décidé le principe

du rachat par Alès Agglo de l'aérodrome de Deaux. La CCI d'Alès vend en effet sa plateforme pour 600 000 € à l'agglo. Restera aux élus communautaires de

décider quel avenir il convient de donner au site. Et c'est là que des points de vue, radicalement opposés, s'affrontent.

L'aérodrome est pour les deux tiers de sa superficie sur la commune de Deaux, pour un tiers sur celle de Vézénobres. C'est toutefois le bureau de Laurent Brunel, maire de Deaux, qui sert de réceptacle aux plaintes des riverains. De quoi avoir fait changer d'avis celui qui a été élu maire en 2014.





Le maire de Vézénobres, Sébastien Ombras, ne partage pas le point de vue de son homologue de Deaux. "Nous en avons parlé en conseil et nous sommes favorables à ce que l’agglo non seulement acquiert le site, mais y impose un règlement et la présence d’un agent Afis (NDLR Airport Flight Information Service). Faire payer les utilisateurs permettrait de compenser les frais de l’emploi de ce personnel.

Ily a actuellement 7 000 atterrissages/décollages par an. Il a une autorisation pour 21 000 mouvements. Cet aérodrome, si on le ferme, on ne le rouvrira jamais. Il faut le développer, mais encadrer les pratiques qui provoquent des nuisances. Dans ma commune, j’ai peu de plaintes. On a réalisé notre PLU en fonction.

Lemaire de Vézénobres, Sébastien Ombras, ne partage pas le point de vue de son homologue de Deaux. "Nous en avons parlé en conseil et nous sommes favorables à ce que l’agglo non seulement acquiert le site, mais y impose un règlement et la présence d’un agent Afis (NDLR Airport Flight Information Service). Faire payer les utilisateurs permettrait de compenser les frais de l’emploi de ce personnel.

Ily a actuellement 7 000 atterrissages/décollages par an. Il a une autorisation pour 21 000 mouvements. Cet aérodrome, si on le ferme, on ne le rouvrira jamais. Il faut le développer, mais encadrer les pratiques qui provoquent des nuisances. Dans ma commune, j’ai peu de plaintes. On a réalisé notre PLU en fonction.



En septembre dernier, celui-ci envoyait au sous-préfet d'Alès, une lettre alarmiste. "J'ai pointé plusieurs inquiétudes : celle de la sécurité tout d'abord. J'ai en effet demandé comment était-il possible, à

l'heure où le plan Vigipirate est activé et lorsque l'État demande une vigilance extrême aux élus, que des individus puissent décoller et atterrir sur le site sans aucun contrôle de la part de la CCI, propriétaire des lieux ou des services de l'État ?"

"Ce qui s'est passé à Nice, il y a peu risque de se produire chez nous et aucune mesure ne paraît devoir être prise par quiconque.

Si par malheur, un attentat terroriste ou un accident grave se produisait demain au départ de l'aérodrome, quelle serait la réaction du ministère de l'Intérieur ? Comment pouvoir expliquer que pourtant, tout était fait pour garantir la sécurité des civils alentour ?"



Des sauts en parachute : "Un bruit incessant"



Le maire pointe également les voitures garées n'importe où sur le site, l'absence de sanitaire et donc les bois de Deaux transformés en toilettes naturelles. Bref, Laurent Brunel n'est pas content. Mais il se fait

également l'écho de l'association de riverains Adira. Jean-Marie Luitaud en est, lui, le trésorier. L'association de défense intercommunale des riverains de l'aérodrome d'Alès, a été créée en 2007.

"On s'était mobilisé à l'époque contre le nouveau plan d'exposition au bruit, qui risquait de déprécier considérablement nos biens immobiliers. Nos relations avec l'aéro-club ont jadis été tendues mais elles se

sont apaisées. Là, on s'est réactivé du fait de la présence sur le site d'une société qui propose des sauts en parachute. C'est très différent d'un avion qui atterrit et repart car c'est incessant : l'avion monte à 4 000 mètres, lâche ses parachutistes, et redescend très vite, pour repartir avec un autre groupe. Et ce, de 8 h 30 jusqu'à la nuit. C'est un bruit incessant".



Un projet photovoltaïque



M. Luitaud estime qu'aujourd'hui, aucune entente cordiale n'est plus possible, et plaide, comme le maire de Deaux pour une transformation du site en champs de panneaux photovoltaïques. "À l'association, nous serions prêts à transformer nos adhésions en parts pour ce projet", s'enthousiasme Jean-Marie Luitaud. Le maire a lui, carrément, lancé une mini-étude. "Sur 26 hectares, ça pourrait fournir l'électricité à 10 660 foyers, et ça rapporterait à l'agglo 160 000 € par an. Le site est prêt, il n'y a pas de faune ou de flore à protéger, il n'y aurait aucune nuisance". Les élus de l'agglo auront désormais la responsabilité de l'avenir du site.
journal midi-libre

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