A.D.I.R.A.A.

Site de l'Association de Défense Intercommunale des Riverains de l’Aérodrome d'Alès

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  • Date :  25 jul 2017
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Ils sont une quarantaine, lundi 24 juillet au matin, a s'être déplacé devant l'entrée de l'antenne de la CCI du Gard d'Alès. À 10 heures, les membres de l'association de défense intercommunale des riverains de l'aérodrome d'Alès (Adiraa) ont barré l'entrée de la CCI, en interdisant l'accès, d'une large banderole “Halte aux nuisances”. Ils sont là pour exiger d'être reçus par Francis Cabanat, président de la CCI du Gard.
En vain, le président est en réunion à Nîmes, leur annonce-t-on. Sur place, Jean-Marie Luitaud, trésorier et porte-parole de l'Adiraa lance : “Il y en a marre. Le 3 juillet, le responsable de l'aérodrome, M. Foudrigniez, s'est engagé à nous faire des propositions concrètes afin que cessent les nuisances liées aux activités des parachutistes. Nous sommes le 24 et, rien…”



Mais qui est le propriétaire ?



"Si la CCI est toujours propriétaire, c’est logique qu’ils s’adressent à moi", note Francis Cabanat, qui s’interroge. "La CCI d’Alès a délibéré pour vendre l’aérodrome à l’agglo. Qui, a son tour, a délibéré. Giraudier a refus d’acter le recouvrement des fonds. Mais qu’est-ce qui compte ? Les délibérations ou le versement de l’argent ? On doit consulter nos juristes car, j’avoue, que je ne sais pas."



Lettre à la députée

Alors, les membres de l'association montent d'un cran leur action de revendication en bloquant la CCI. “En ce moment, histoire de calmer un peu les habitants de Deaux, l'avion se déplace de Saint-Privat à Cassagnoles, à raison de trente ou quarante rotations journalières, histoire d'arroser tout le monde et de calmer l'esprit de certains. Ça ne marche pas, on demande à Cabanat de résoudre le problème de ces nuisances”, insiste un autre manifestant.

Il y a des gens à cran, ici devant le portail de la CCI : “On n'en peut plus. Dans mon mas, impossible de déjeuner dehors le dimanche sans être assourdi par les montées et piqués de cet avion”, s'étrangle de colère l'un d'eux, très remonté. “C'est incroyable qu'une activité aussi silencieuse que la chute libre génère autant de bruit en amont, constate l'une des manifestantes. Qu'ils montent en élastique…”

D'autres se plaignent des odeurs de kérosène qui flottent dans l'air, des fines particules noires qui s'étendent à la surface de leur piscine. Fantasme ou réalité, il n'en demeure pas moins que les opposants à l'aérodrome, car leur finalité est bien d'acter sa fermeture, ont adressé par deux fois un courrier à la nouvelle députée, Annie Chapelier. Sans réponse. “Elle est en marche, mais pas pour les concitoyens de sa circonscription”, regrettent, amèrement, ceux de Deaux.



Vers midi, les manifestants ont obtenu un rendez-vous, non pas avec le bon dieu de la CCI, mais avec l'un de ses saints, Jean-Pierre de Faria, mercredi prochain, à 9 heures. À suivre…

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